Olives & Condiments — Maison Grandvillemin

Depuis 1973

Trois générations,
la même main

Mon grand-père Albert a installé un banc d'olives à Cavaillon en 1973. Mon père Patrice a repris l'atelier en 2005. Avec mes frères Tom et Gabin, on apporte aujourd'hui ce qui manquait : un site, une commande en ligne, un peu de modernité. Les recettes ont changé, le banc s'est étendu — le geste, lui, ne bouge pas.

Olives Picholine de Provence

Mon grand-père s'appelait Albert. Il vendait des olives sur le marché de Cavaillon.

C'était en 1973. Albert sélectionnait ses olives chez des producteurs qu'il connaissait — dans le Vaucluse, en Drôme provençale, le long de la côte. Il les recevait nature, en saumure ou dans l'huile, et c'est à l'atelier que tout commençait : rincer, égoutter, hacher l'ail, marier les herbes, broyer les noires pour la tapenade. À la main, dans ses cuves. Et puis charger le camion à l'aube et planter le banc avant les premiers clients.

En 2005, mon père Patricea repris. Il a gardé le geste d'Albert mais il a aussi voulu pousser un peu. Il a inventé de nouvelles marinades — l'harissa, le sigalou ail-basilic, l'échalote — élargi la gamme des tapenades, ajouté des préparations de légumes. Et puis il a planté des bancs ailleurs : un à Sorgues, un à Carpentras, puis à Salon. Quatre marchés au lieu d'un. Certains clients sont toujours là, qui me reconnaissent encore — eux étaient déjà là quand j'avais cinq ans et que je tournais autour des cuves d'olives.

En 2026, avec mes frères Tom et Gabin, on a décidé de filer un coup de main à Patrice. Pas pour reprendre — il n'est pas encore prêt à raccrocher. Plutôt pour outillerla maison : un site, une commande en ligne, un QR code au stand pour éviter la file. Le geste reste le sien. On ne touche pas aux recettes. On voulait juste qu'à 6 h du matin, quand vous lui passez commande pour le jeudi, ça arrive directement sur son téléphone.

Un bon marché, c'est une rencontre.

— Patrice Grandvillemin

Notre métier, c'est la préparation. Sélectionner les bonnes olives chez le bon producteur, les rincer, les assaisonner, les laisser prendre les arômes. Hacher l'ail au couteau. Broyer les noires de Nyons et les câpres pour la tapenade. C'est dans ces gestes-là que la maison se transmet, depuis cinquante ans.

À l'étal, vous trouverez 45 préparations: olives en saumure, marinades à l'ail, tapenades vertes et noires, anchoïade, gousses confites, tomates séchées, câpres, anchois de Collioure. Aucun additif. Aucun conservateur de synthèse. Les recettes ont évolué — Patrice en a inventé, Albert en aurait sûrement inventé d'autres — mais le savoir-faire et la passion sont les mêmes depuis cinquante ans.

Aujourd'hui

Pourquoi un site, alors qu'on tient un stand

Le marché, c'est le cœur de la maison. C'est là qu'on parle, qu'on fait goûter, qu'on retrouve les habitués. Salon le mercredi, Cavaillon le jeudi, Carpentras le vendredi, Sorgues le dimanche. Quatre matins, quatre étals. On ne va pas changer ça.

Mais le marché a son rythme. Aux heures de pointe, le stand est plein. Certains produits partent vite et ne sont plus disponibles à 11 h. Et beaucoup de clients voudraient gagner du temps sans renoncer à la rencontre.

Ce site, c'est notre réponse. Vous commandez la veille avant 18 h. Le matin, Patrice prépare votre panier en atelier et l'étiquette à votre nom. À votre arrivée, vous montrez le QR code, vous récupérez. Trente secondes, et il vous reste le temps de saluer le voisin. C'est tout ce qu'on voulait.

On vous attend au stand.

— Théo, Tom, Gabin · et Patrice, comme toujours.

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